Samedi dernier, un premier atelier « philo famille » a été proposé par la médiathèque de Chartres-de-Bretagne. C’est ainsi que trois enfants âgés de 7 à 11 ans et cinq adultes se sont retrouvés pour réfléchir et échanger sur le thème des filles et des garçons.

A l’aide d’un photolangage, nous nous sommes d’abord questionnés sur ce que pouvaient faire ou non les filles et les garçons. Nous avons ainsi distingué ce que nous pouvons faire car nous en avons le droit, ce que nous pouvons faire car nous en avons les capacités, et ce que nous pouvons faire car les normes sociales le permettent. De ces distinctions, nous nous sommes alors demandé si filles et garçons pouvaient faire les mêmes activités, les mêmes métiers, porter les mêmes vêtements, avoir les mêmes comportements. Nous nous sommes également demandé s’il existait des choses qu’il était impossible de faire pour une fille ou pour un garçon, comme être enceinte par exemple pour un garçon.

Lors de cet atelier, petits et grands ont interrogé les stéréotypes, les habitudes, les « idées toutes faites ».

« Est-il possible de changer ces idées toutes faites sur ce que doivent être les filles et les garçons ? Si oui, comment ?  » Voici quelques éléments de réponses proposés par le groupe:

  • Être conscient qu’on a des idées « toutes faites », des préjugés
  • Aller à la rencontre de personnes ayant des idées différentes, discuter, échanger
  • Remettre en question nos préjugés, interroger l’origine et le fondement de ces idées
  • Se renseigner, s’informer
  • Réfléchir
  • Participer à un atelier philo !

En fin d’atelier, nous nous sommes demandé si finalement les filles et les garçons étaient différents ou identiques, et de quelles natures pouvaient être les différences entre les deux.

Le groupe a conclu à l’unanimité que les seules différences innées entre les filles et les garçons étaient d’ordre biologique. Les autres différences observées dans la société, quant à elles, étaient dues à l’éducation, la culture et les habitudes. Pour les enfants, comme pour les parents, il semblait évident que chacun devait se sentir libre de choisir sa façon d’être. Conscients des enjeux et des difficultés que cela représente pour une fille ou un garçon de faire des choix différents des normes sociales, Suzon, 10 ans, s’est adressée au groupe en concluant : « Moi, si un garçon venait à l’école en jupe, je ne me moquerais pas de lui. Au contraire, j’irais le féliciter, car il faut beaucoup de courage pour faire ce qu’on a envie quand on sait qu’on est le premier et qu’on va se moquer de nous. Et c’est peut-être grâce à lui, que d’autres garçons par la suite s’autoriseront également à porter ce qu’ils ont envie. » Et puis, en réfléchissant, la première femme qui a osé porter un pantalon, on s’est certainement moqué d’elle aussi, et c’est grâce à elle, qu’aujourd’hui, les filles peuvent porter des shorts et des pantalons !

L’atelier s’est achevé par un temps de dessin, où, en groupe, les participants ont pu synthétiser les échanges de la discussion.

Tous étaient ravis de partager ensemble ce temps de réflexion et d’échange, sur un thème d’actualité qui questionne finalement beaucoup plus les parents que les enfants.

Je remercie Hélène et l’équipe de la médiathèque de Chartres-de-Bretagne pour la mise en place des différents ateliers qui se sont déroulés tout au long de cette année.

De futurs ateliers seront proposés pour les enfants, les adultes et les familles en 2022/2023 : Programmation en cours.

Tous étaient ravis de partager ensemble ce temps de réflexion et d’échange, sur un thème d’actualité qui questionne finalement beaucoup plus les parents que les enfants.

Je remercie Hélène et l’équipe de la médiathèque de Chartres-de-Bretagne pour la mise en place des différents ateliers qui se sont déroulés tout au long de cette année.

De futurs ateliers seront proposés pour les enfants, les adultes et les familles en 2022/2023 : Programmation en cours.

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