Dans une société traversée par des transformations profondes, des tensions et des incertitudes, la philosophie offre un cadre pour prendre du recul, questionner ce qui semble aller de soi et faire émerger de nouvelles compréhensions.

Je pense, en effet, que c’est dans l’échange et le questionnement que la pensée peut véritablement se développer. Créer des espaces où la parole peut circuler, où les désaccords peuvent être explorés et où chacun·e peut développer sa pensée critique me semble essentiel pour nourrir le lien social et construire du commun.

Mon parcours m’a amenée à pratiquer la philosophie auprès de publics très variés : enfants, adolescent·e·s, adultes, personnes âgées, élèves de lycées professionnels, personnes détenues, personnes migrantes, professionnel·le·s du soin et personnes accompagnées dans des parcours de soin. Ces expériences ont renforcé ma conviction que la philosophie prend toute sa force lorsqu’elle rencontre des réalités concrètes, des parcours singuliers et des expériences vécues.

Qui j’accompagne ?

J’interviens auprès de structures éducatives, sociales, associatives, institutionnelles, de collectivités territoriales ainsi qu’auprès de professionnel·le·s et d’entreprises qui souhaitent ouvrir des espaces de réflexion collective.

J’accompagne notamment des équipes qui souhaitent travailler autour :

  • du dialogue et de la qualité des relations ;
  • des valeurs qui orientent une action collective ;
  • des questions de sens liées à leurs pratiques ;
  • de la pensée critique face aux enjeux contemporains ;
  • de la coopération et de la construction d’une réflexion commune.

J’interviens également dans des dispositifs d’accompagnement citoyen et politique auprès de mairies et de collectivités territoriales, afin de favoriser la participation, le débat et l’implication des citoyen·ne·s.

Dans le domaine du soin, je propose des espaces de réflexion auprès de professionnel·le·s soignant·e·s et de personnes accompagnées dans des parcours de soin autour de questions liées à la vulnérabilité, au rapport au corps, à la relation de soin, à la dignité et au sens de l’expérience vécue.

Chaque intervention est construite sur mesure, en fonction du contexte, des participant·e·s et des objectifs recherchés.

Mon approche

Titulaire d’un Master 2 de philosophie, formée à la philosophie pratique et au dialogue socratique, je conçois des rencontres philosophiques et des dispositifs de réflexion collective pour accompagner les groupes dans un processus de réflexion, de questionnement et de co-construction.

Je propose différents formats :

  • des rencontres philosophiques ;
  • des cycles de réflexion collective ;
  • des démarches participatives et citoyennes ;
  • des accompagnements auprès d’équipes professionnelles ou de personnes et d’équipes ;
  • des dispositifs personnalisés répondant aux besoins d’une structure.

Mon parcours en Amérique latine, dans des contextes associatifs, humanitaires et sportifs, nourrit une approche attentive à la diversité des expériences et des façons de penser.

Ancienne athlète de haut niveau en judo, discipline pratiquée jusqu’à l’obtention de mon diplôme d’État, j’ai développé une attention particulière au lien entre intention, corps et action. Cette expérience résonne aujourd’hui avec ma pratique philosophique : comme dans le judo, il s’agit d’être pleinement présent·e dans la relation, de s’ajuster dans l’échange et de considérer l’autre comme un.e partenaire de progression.

J’accompagne ainsi les personnes et les équipes qui souhaitent faire de la philosophie un espace vivant de dialogue, de pensée critique et d’élaboration commune, pour mieux comprendre les situations qu’elles traversent et ouvrir de nouvelles perspectives.

La pratique philosophique n’est ni un « chocolat blabla », ni « une discussion de café du commerce ».

Philosopher avec les enfants comme avec les adultes ne s’improvise pas. En effet, la méthode élaborée et proposée doit être solide et rigoureuse sans quoi nous nous exposons à faire tout autre chose qu’un véritable débat philosophique.

A QUELLE FRÉQUENCE ?

Avec les enfants :

Il est indéniable que pour permettre aux compétences de s’enraciner de façon pérenne, l’activité philosophique doit être pratiquée de façon régulière comme le sont le sport ou la musique. C’est en effet sur le long terme que les habilités de penser se construiront chez les enfants.

Avec les adultes :

La fréquence peut être variable en fonction de l’âge des participants et des objectifs visés par les structures accueillantes. Néanmoins, l’activité philosophique demandant de la rigueur intellectuelle. Il est donc souhaitable d’envisager plusieurs ateliers afin de pouvoir constater des évolutions ou changements.

COMMENT SE DÉROULE UN ATELIER ?

  • La présentation – Il s’agit d’un rituel d’accueil qui permet d’apprendre à se connaître et de savoir ce que l’on va faire ensemble.
  • La mise en place du cadre de la discussion
  • La pratique philosophique – Elle est régi par des règles qui auront été établies ensemble et en amont. A partir d’une question, d’une lecture ou d’un thème, les participants vont pouvoir confronter leurs pensées à celles des autres et former ensemble une communauté de recherche.
  • La synthèse – L’animateur ou un participant revient sur les grandes étapes de la discussion, sur le cheminement des idées, les problématiques soulevées et les arguments qui ont été apportés.
  • La trace écrite – Il s’agit d’un temps individuel où, en fonction de leur âge, les participants vont pouvoir soit dessiner, soit écrire sur la thématique qui a été discutée.

LES RÔLES DES PARTICIPANTS DURANT LA PRATIQUE :

En fonction de l’âge et du nombre de participants ainsi que du lieu d’intervention, je peux proposer des rôles permettant de développer des compétences spécifiques :

le ou la président·e qui ouvre et ferme la séance et co-anime avec l’animateur en distribuant la parole – il ne participe pas au débat.

les discutants qui participent au débat en levant la main, mais ne sont pas obligés de parler.

le ou la secrétaire qui prend des notes (sans participer oralement), puis rédige un petit texte de synthèse qui sera ensuite rendu public.

le ou la dessinateur-rice qui dessine (sans participer oralement) ce qui est dit au travers des échanges, puis qui permettra un affichage public de retransmission du débat.

le ou la reformulateur-rice qui écoute les autres et redit avec ses mots quand le ou la président.e le lui demande (en gardant son avis personnel) ;

le ou la synthétiseur-se qui écoute, note ce qu’il a compris, et explique avec ses mots ce qu’il a compris (surtout à la fin).

LES RÈGLES DE LA PRATIQUE :

Les règles favorisent l’apprentissage de la démocratie et régissent la prise de parole dans le débat. Elles garantissent un cadre bienveillant propice à l’ouverture d’esprit.

  • chacun a le droit à la parole ;
  • une seule personne parle à la fois
  • la parole est donnée en priorité à celui qui a le moins parlé ;
  • celui qui parle doit être écouté ;
  • ce que l’on dit doit être réfléchi et dans le thème : je pense ce que je dis, et je dis ce que je pense ;
  • il peut y avoir plusieurs réponses, mais il faut essayer d’argumenter ses propos ;
  • il est interdit de se moquer.